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Les secrets d’un jeune qui retrouve vie dans la confiture!

Le rétour définitif au pays n’a jamais été un long fleuve tranquille pour Ziad. Rentré du Senegal en 2019 avec un master 2 en recherche opérationnelle, Ziad a échoué à trouver un emploi à plusieurs réprises. De Sonelec, à Hydrocarbures, en passant par BDC, le jeune homme a vu toutes ses demandes d’emplois périr dans des tiroirs. Croyant en ses rêves et aux potentiels que régorgent le pays, il décida de fonder une micro-industrie qui produit et commercialise de la confiture.

Avec un capital initial de 100.000 franc, Ziad monta sa boite. Faut-il encore chercher un local, chose qu’il aurait acquise gratuitement. A Moroni, le 22 Juin 2019, le jeune de 25 ans démarre son activité  de production  confitures. Ces dernières sont faites à base des fruits locaux.

Ziad met sur le marché une gamme de 4 produits différents. On en trouve entre autres la confiture d’ananas, de banane, de Ntsoguoma ainsi que de Framboise.Le tout offrant une texture particulière et une délice différente n’ayant rien à envier à celle de la région.

Cependant, le natif de Moroni commence à faire face aux hostilités du marché. Il déplore des fruits pénibles à trouver et regrette par ailleurs que la clientèle ne soit pas aussi receptive. Il sollicite une visibilité de ses produits et rassure que, côté financement, il va au rythme de la démande. La distribution, un casse-tête aussi pour ce jeune. Il a pour l’instant deux points de vente: l’un, si près de la BIC, et l’autre à Irugudjani. Mais pour quel resultat: loin des attentes. Sur ce, des discussions pour un parténariat avec les supermarchés locaux sont engagées afin de promouvoir ses produits.

Ziad a un message à passer à la jeunesse comorienne. Pour lui, seul l’entrepreneuriat peut nous sortir de la précarité. <<impossible de rentrer tous dans la fonction publique surtout dans un petit pays comme le nôtre, les jeunes doivent entreprendre pour limiter les importations et créer de l’emploi>> a-t-il conseillé. Pour lui, le pays offre des opportunités de faire richesse, reste aux jeunes d’en profiter.<<Le pays a une terre qui a beaucoup à offrir mais ne le fera pas gratuitement. Pour arriver à une autosuffisance alimentaire, il nous faudra cultiver et être patient. Réfléchir et agir en conséquence>> conclut il.

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