Comoropreunariat

DEVELOPPONS LE NUMERIQUE, CE MONDE D’AUJOURDHUI ET DE DEMAIN.

Mobile money, Mobile Banking, Portail numérique, E-commerce…. Les services associés au monde du numérique ne cessent d’évoluer. Cette évolution s’explique par l’augmentation ahurissante du nombre de personnes connectées à internet. En 2019, selon l’Union Internationale des Télécommunication (UIT), près de 54% de la population mondiale utilisait internet contre moins de 10% en 2001. Ces chiffres suffissent amplement à justifier ce boom technologie que nous surnommons « la révolution du numérique ».

Cette révolution peine toutefois à se frayer un chemin aux Comores. Entre cherté des offres, manque de politique étatique claire, absence de formation universitaire pointue sur le secteur, manque de promotion et de sensibilisation des offres de services du secteur, le développement du numérique est à son niveau le plus bas. Selon le site DonnéesMondiales.com, 8% seulement des comoriens ont accès à internet et 472.815 de lignes mobiles soit environ 0,54 par personne.Ces chiffres restent inexplicables pour certains au vu des structures comme ANRTIC, ANADEN ou encore Comores câble mises en place par l’Etat.

LES STRUCTURES NE FONT PAS TOUJOURS LES PROGRES…

Malgré les investissements etatique sur des structures du numerique, des lacunes persistent et freine son developpement.

DES OFFRES PAS TOUJOURS A LA PORTEE DE TOUS

L’accès à internet aux Comores n’est pas toujours chose aisée. En effet, les Comores font partie de ces pays où le prix du méga est couteux. Avec un prix plancher de 0,5KMF (par méga soit 25000kmf pour 50giga) fixé par L’ANRTIC, cela revient cher pour beaucoup d’entre nous quand nous savons que 24% de la population gagne par mois moins du SMIC soit moins de 35000 KMF. A ce prix-là, seule une poignée de personne est apte à se connecter tous les jours sans se priver d’autres services. Cette cherté des offres fait que des personnes arrivent de moins à moins à se connecter, ralentissant par la même occasion l’épanouissement de ce secteur.

UNE MEFIANCE DUE A LA MECONNAISANCE

En plus de ces prix élevés, nombreux sont ceux qui se méfient de certains services numériques déjà existants et disponibles. Une méfiance qui se justifie par le fait qu’il y’a un manque de sensibilisation. Les services comme le mobile money (MVOLA, HURI MONEY…) ou encore le Mobile Banking (HOLO…), demeurent jusqu’alors non clarifiés et incompréhensibles pour certains jeunes, seniors, qui jugent ces services « de pas très fiable ». De ce fait,certains ignorent la pertinence et l’utilité de ces services et cela joue en leur défaveur et participe au contraire à leur déclin.

DES FORMATIONS SOUVENT NON QUALIFIEES

De part tout ce qui est cité ci-haut, le manque cruel de formation universitaire plus pointue sur le domaine, est observé. L’université des Comores ne dispose pas de formation plus pointue dans les domaines de l’informatique et des télécoms. Des filières d’ingénieries aux filières d’études fondamentales, l’enseignement supérieur ne forme pas assez de spécialistes sur le domaine, entrainant ainsi le freinage de la croissance du numérique. Il en va de même de constater que pendant que d’autres pays s’activent pour faire progresser l’informatique quantique (ordinateur quantique), pouvant leur permettre de résoudre des problématiques plus complexes que nous ne pouvons pas résoudre avec des ordinateurs traditionnels, nous nous restons à l’état embryonnaire.

Cependant, il est évident que le secteur du numérique connaitra aussi des jours heureux. Donc, le retard que connait ce secteur peut être surmonté en proposant des solutions adéquates.

UNE POLITIQUE ETATIQUE CLAIRE A LA RESCOUSSE DU NUMERIQUE.

Selon la banque mondiale, une augmentation de 10% du nombre de giga consommé par personne en naviguant sur internet, correspond à une augmentation de 1,5 à 3% du PIB d’un pays. Cela démontre un lien positif entre ce secteur clé et la croissance économique, profitable au pays et à la population.

ENCOURAGER LE RETOUR AU PAYS DES CERVEAUX

La fuite des cerveaux est l’un des fléaux qui paralyse le pays. En effet, nous avons du potentiel intellectuel et beaucoup sont les comoriens qui excellent dans le domaine du numérique, mais se retrouvent à l’extérieur. Comment expliquer cela ?

Après leurs formations, ils sont de plus en plus nombreux à rester dans leurs pays d’accueil pour y travailler. Cela prive le pays de cette richesse intellectuelle primordiale au développement du secteur. Il est temps que l’Etat mette en place une politique claire et habile pour inverser cette tendance qui appauvrit le pays de ces ressources humaines. Lancer des appels, proposer des offres alléchantes,montrer que la patrie a besoin d’eux, qu’il est temps de servir la nation et en parallèle réunir les conditions nécessaires leur permettant d’exercer leur travail dans des bonnes conditions.

FORMER DES RESSOURCES HUMAINES QUALIFIEES

Il est temps que l’université des Comores se dote d’un département d’ingénierie en informatique et en télécommunication. La formation de ressources humaines dans ce secteur doit être une priorité. Ainsi, l’Etat doit déployer les moyens nécessaires et investir dans une formation plus pointue pour essayer de rattraper le grand écart technologique du pays avec d’autres pays. La seule filière existant ne suffit pas, le secteur a besoin d’études plus poussées etdes formations de qualité, bien structurées et bien élaborées.

DONNER LA CHANCE AUX LOCAUX

Malgré le manque de formation et la fuite des cerveaux, il reste toutefois d’autres intellectuels sortant de l’unique filière d’informatique qui existe aux Comores, et même ceux qui étudiaient dans les universités étrangères,qui ne demandent qu’à servir le secteur. Mais, les sociétés du numérique et des télécoms ne leur donnent pas leur chance. Il est évident que faire appel à des informaticiens étrangers pour la conception des sites web ministérielles et de portails étatiques numériques, est complètement absurde. Il est temps de donner la chance aux mains d’œuvres locales pour les laisser acquérir de l’experience. Cela éviterait de devoir débourser des sommes astronomiques pour faire appel à des cabinets de consulting comme le cas de Comores télécom qui a dû faire appel au cabinet de conseil et de stratégie ROLLAND BERGER, pour les aider à mieux faire marcher la société.

LES STRUCTURES ETATIQUES DOIVENT JOUER LEURS ROLES

L’ANADEN, comme d’autres structures de régulation et d’expertise, qui œuvrent pour le numérique, doivent encore plus s’impliquer et accentuer la sensibilisation et la promotion du numérique auprès de la population, en organisant des ateliers, en laçant des campagnes pour permettre à la population de se familiariser et de comprendre ce monde qui peut paraitre complexe.

Ensuite, définir et lancer une campagne de vulgarisation du numérique à travers la mise en place des sites web et des portails numériques d’accès à des services de base. Par exemple, au lieu de faire la queue pendant des heures pour demander un casier judiciaire et ramener un tas de papier pas toujours facile à ranger et à archiver, il serait plus judicieux de permettre au demandeur de le faire en ligne,ce qui faciliterait beaucoup plus la démarche.

Enfin l’ANRTIC doit jouer son rôle de régulateur avec plus de fermeté et de rigueur tout en veillant à respecter ces missions évoquées dans l’article 9 du décret N° 14-197/PR portant promulgation de la loi N° 14-031/AU du 17 mars 2014 relative aux communications électroniques. Il doit aussi revoir le prix plancher pour rendre l’internet plus accessible à la population est ainsi participer à l’essor du numérique.

Comoropreneuriat

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